« Vacherie
humaine. Rats et blaireaux, animaux fouisseurs, habitants des terriers, hommes,
je vous ai vus aussi dans les décombres de Pforzheim, les vivants et les morts,
sous la pierraille et les cendres froides. »
C’est
l’un des souvenirs saisissants que Frédéric-Jacques Temple a consignés dans son ouvrage, « Les Eaux
mortes », dont il a lu de larges extraits mercredi soir, salle Justine,
devant un public captivé.
Il
y détaille le quotidien de son séjour de 8 mois à Schönmünzach, petite bourgade
du Sud de l’Allemagne où les hasards de la guerre et de l’occupation française
l’ont conduit en 1945. Ces souvenirs, consignés par le grand auteur qu’est
Frédéric-Jacques Temple, prennent un relief tout particulier et témoignent de
l’horreur qu’il a côtoyée dans ce pays en grande partie dévasté, photos à
l’appui. Et pourtant la tragédie alterne aussi avec des moments de grâce,
lorsque par exemple, il va pêcher la truite ou le gardon dans la limpide rivière Murg en compagnie d’un paysan du coin, au milieu de ce paysage
de « champs fertiles, de bosquets peignés, (…) comme fondus ensemble
par une brume lumineuse qui se coulait dans les replis. ». Son œil de
poète et de photographe a su rendre à merveille les contrastes sidérants d’un
pays anéanti par la guerre, mais gardant ses oasis de paix et de beauté.
Paradoxe
aussi que celui de ce jeune occupant français, féru de poésie, qui publie des
articles sur le grand poète austro-hongrois de langue allemande, Rainer Maria
Rilke, dans la revue destinée aux armées françaises d’occupation.
Une
belle soirée, qui a conforté les Fapsiens, s’il en était besoin, dans l’idée
que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc et que la vérité est toujours
métissée.
Que souhaiter philosophiquement pour 2014, si ce
n'est beaucoup de joie au sens de Spinoza, c'est-à-dire avoir des rencontres qui augmentent notre puissance d'agir
donc aussi de penser,de créer en atteignant ainsi une plus grande perfection
?
Voici l'invitation pour notre troisième rencontre de
la saison.
Rencontre avec
la philosophie : « Penser entre les langues ».
Jeudi 9 janvier
à 18 h 30
Au Foyer
communal d'Aspères
Plusieurs
intervenants ce soir.
Voici le plan du
déroulement et les questions abordées.
1 - Jean-Pierre Benoît : Une
langue peut-elle dite plus riche qu'une autre? Que disent les mots?
2 - Evelyne Brandts: Qu'est-ce
que traduire? Le paradoxe du traducteur: fidélité ou liberté?
3 - Denis Galvier: Quelle est la
persistance de l'Occitan dans les parlers du Sud de la France ? Quel intérêt
a eu l'état français à employer le terme de Patois plutôt que Occitan ou langue
d'Oc ? Et question
subsidiaire: En quoi la langue est elle un enjeu de pouvoir ?
4 - Evelyne Brandts: Sommes-nous
menacés par le formatage intellectuel et la pensée unique?
Incroyable! Je n'ai pas papoté avec vous, milliers de lecteurs impatients, depuis le mois de septembre! Et au moment précis où je me dis "tiens, et si je postais deux âneries sur le blog", voilà que Blogger lui-même ne me reconnaît plus! Et de fouiner partout pour retrouver le mot de passe.... Bref, ça y est! Me revoilà.
Ce dernier trimestre a été un peu agité pour moi: j'ai fait des cartons, ils ont été transportés, il a fallu ensuite les déballer, trouver une place pour tous les trucs souvent inutiles que j'ai absolument voulu conserver et m'habituer -avec bonheur- à mes nouveaux murs!
Voilà, pour ça, c'est fait!
Depuis dimanche, je suis en Allemagne (du Nord) et c'est un peu comme si j'étais au Club Med. Après que le déménagement ait si mal traité ma carcasse, elle avait besoin de se remettre un peu. Je me laisse donc un peu porter par les événements et c'est drôlement bien!
Cette année 2014 qui commence à peine sera pour notre FAPS une année marquante. 10 ans d'âge.... Et toujours bon pied bon oeil. Vous allez découvrir le programme et comme à chaque fois, il y en aura pour tous les goûts. Le clou sera bien entendu la grande fête du mois de juin, mais nous aurons le temps d'en reparler.
Voilà, c'était juste une petite remise en jambes. J'ai retrouvé le mot de passe, vous allez donc pouvoir à nouveau subir mes piapias!
Je vous embrasse tous, encore belle et heureuse année, portez-vous bien!
Et en avant goût d'un grand événement qui aura lieu fin janvier, je vous donne à écouter ça: