Je vous avais prévenus: de temps à autre le délire me prend et si, comme ce fut le cas aujourd'hui je mets Mozart en boucle, me voilà toute tourneboulée pour un bon moment et j'ai alors l'irrépressible envie de bassiner quelqu'un avec ça!!! J'ai commencé ce matin avec les Sonates pour piano. Je vous raconterai un autre jour ce qu'elles m'inspirent.... Mais là, j'achève ma journée sur l'Adagio de la Sérenade "Gran partita" KV 361 et comme il n'y a ici ce soir personne à raser avec ça, c'est sur vous que ça tombe, milliers de lecteurs assidus!
J'aime les adagios. Tous les adagios de Mozart. Tous....! Mais que dites vous de celui-ci?
Imaginez un peu: voilà un adagio pour treize instruments à vent, un moment de pur
bonheur offert à des musiciens rassemblés dans une formation musicale
exceptionnelle. Mozart y explore tout le spectre des instruments à vent. Il
exalte leur noblesse et leurs qualités expressives. Il s'agit là d'une musique d'une
intensité bouleversante : la partie lente donne un sentiment paradoxal de
solitude et de légèreté, les thèmes mélancoliques sont soutenus par un
mouvement continuel, plein de vie. C'est un voyage musical de rêve où tous les
instruments semblent être solistes, où chacun chante, répand un écho, tisse des
liens et offre à l'autre la joie de l'échange et de la fraternité.
C'est ça le miracle mozartien! Il réside dans
l'universalité de cette musique capable de rassembler des individus de tous
horizons, touchés par la grâce de ce qu'ils entendent.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire